Roussorizo: Comme quoi, y a pas que des jambons.
Volchair: Vrai, cela se fait rare.
Roussorizo: Il est même dangereux d’en être: le jambon ne doit pas montrer qu’il est bon, sinon il se fait manger.
Volchair: Ah bon? Mais alors les prédateurs s’enfuient, les autres jambons aussi et il se retrouve seul!
Roussorizo: Il faut faire preuve de discernement, distinguer le jambon du jammauvais, voir si c’est du lard ou du cochon.
Volchair: Penses tu qu’on est jambon par nature?
Roussorizo: Pourquoi donc?
Volchair: Je ne crois pas que le jambon est naturellement bon, au départ il n’y a ni lard ni cochon, nous sommes tous de la même espèce. C’est par les arts et la science que l’on s’élève.
Roussorizo: Alors pourquoi associe-t-on bon et bête, andouillette?
Volchair: Faux. Une excuse de jammauvais.
Roussorizo: Rillette! C’est le progrès qui corrompt le jambon! Si celui-ci n’avait pas découvert le feu, il n’aurait pas passé son temps à essayer d’embrocher ses congénères, et point de jambons braisés! Il en va de même pour toutes les inventions.
Mileva: C’est bon le jambon.
Volchair: Qu’est-ce qu’elle veut celle-là?
Roussorizo: C’est un prédateur.
Volchair: Scélérate.
Mileva: Ce n’est que du jambon!
Roussorizo: La gueuse! Elle déshumanise sa proie pour mieux la manger.
Volchair: Elle s’en prend à l’être faible, elle sait qu’il ne peut pas se défendre.
Mileva: Oh, pardon...
Roussorizo: Tu te repends?
Mileva: De quoi donc!
Volchair: On ne peut pas manger sans le faire exprès, en pleine conscience de tes actes tu t’en es prise à ce jambon.
Mileva: Mais je ne savais pas à qui j’avais affaire!
Moralité: bien souvent, quand on fait du mal à quelqu’un, c’est involontaire. Gaffes, accidents, humeurs, dur dur d’être un humain.
(quoique, quelques fois...)

