Au début c’est toujours comme ça. Les gens se lèvent un matin, plein d’entrain devant la journée qui s’annonce, et puis soudain une idée surgit. Et ils en restent babas. Ils la regardent cette idée. Il y a les idées folles avec des chapeaux à plumes, il y a les idées sottes, toujours très bien vêtues, il y a les idées de génie, plus rares... Le pire ce sont les idées fixes, mais ceci est un autre sujet, nous verrons cela plus tard. Moi je voudrais vous parler de ces idées qui vous cueillent au réveil, auquelles vous pensez toute la journée, autour desquelles vous construisez... ces idées ce ne sont pas de simples idées ce sont vos rêves.
La suite c’est souvent comme ça. Les gens pensent à leurs rêves, un peu beaucoup. Ils en rêvent la nuit, ils en parlent à leurs proches, et décident que finalement il serait bon de les réaliser. Alors ils commencent à chercher, pour trouver comment faire, et c’est là que les premiers obstacles se présentent.
Aux premiers on dit c’est bon, ça passera, mais quand il y en a trop, on craque. C’est ainsi que chaque année des milliers de rêves sont abandonnés. À l’approche des vacances notament. Au bord des autoroutes. Dans des jardins publiques. Dans des supermarchés, au rayon produits nettoyants. Dans des parkings, accrochés à des laisses. Ils hurlent, mais personne ne les entend.
Ils sont partout les rêves. Si ça se trouve il y en a un perché sur votre écran. Il essaie de vous parler mais vous ne pouvez pas comprendre ce qu’il dit. C’est normal, c’était le rêve du voisin. Un rêve ne communique qu’avec celui qui l’a créé, logique.
Alors prenez soin de vos rêves. Donnez leur à manger. Faîtes leur un petit lit dans un coin de votre tête. Qui sait cela pourrait vous servir un jour ou l’autre. Un rêve c’est une part de vous même, c’est votre aspiration la plus profonde. Mais faites attention, un rêve c’est délicat. Le rêve, surtout lorsqu’il est adolescent, se laisse facilement influencer. C’est pourquoi chaque année, voyou assurance recence des milliers d’actes de vandalisme commis par des rêves, la nuit surtout, au nom d’une liberté qu’ils ne comprennent pas...
Des milliers de rêves s’envolant doucement dans le ciel, comme des ballons. Poussés par le vent. Ils s’accrochent dans les arbres. Se débattent.
Le voilà le crime

